7 juin, un magnifique double anniversaire pour Lucia!
Tu viens ma douce Lucia d’avoir 6 ans et aujourd’hui il y a
un an que tu partages notre vie ! Un an déjà ! Je te revois toute
craintive descendant avec ton fils du camion de Scooby, recroquevillée sur toi-même,
tes grands yeux remplis d’inquiétude, portant encore le pansement de ta
stérilisation, avançant difficilement vers la voiture.
J’écrivais l’été dernier : « Ma douce Lucia, tu
arrives avec dans ta valise un passé si douloureux ! Reproductrice au fond
d’une cave, ton ventre meurtri en témoigne, combien de petites misères as-tu
offert à ces galgueros qui ne t’ont remercié que par des coups si violents
qu’ils t’ont brisé les os du bassin, le fémur et rompu un tendon.
Tu n’as connu que la souffrance, l’indifférence, le mépris,
la douleur et tu me regardes avec une lueur d’espoir à fendre le cœur ! Combien
de temps faudra-t-il pour te faire oublier ? Et pourtant, toi ma douce, ma
tendre, ma valeureuse, ma discrète, tu m’as si vite fait cadeau de ta confiance
! »
Tu ne devais plus jamais être capable de courir, ta
respiration était courte au moindre effort, ton poumon infecté devait garder
les séquelles de ces années dans le noir, l’humidité et la saleté ! Et
pourtant quelle victoire, tu as guéri de ces infections, ton poumon est comme
neuf, et à force de patience, de massages, de rééducation, tes muscles sont
réapparus sur ta cuisse atrophiée et tu connais le bonheur de courir sans
douleur avec tes copains ! Tu es devenue joyeuse, joueuse et tellement
pleine d’amour. Quand tu frottes avec force ta tête dans ma main, quand tu
arrives en courant vers moi pour quelques caresses, quand tu me présentes ton
ventre pour des petits massages et que tu pousses tes petits cris de plaisir, quand
tes grands yeux pétillent, quand ta grosse voix nous appelle…que d’émotions
mais quel bonheur !
Et que de rires aussi quand tu te poses sur le canapé, devant
tes frères et sœurs qui chahutent trop à ton goût que tu tends ton cou bien
droit, que tu prends ton regard de mépris, que tu exposes ta dignité altière et
râles doucement après ces troublions si bien qu’on ne peut s’empêcher de te surnommer « la Reine-Mère » !
Et pourtant tout n’est pas oublié, si un inconnu plutôt
grand et à la voix qui porte vient à la maison, comme récemment, tu te mets à trembler, à
claquer des dents, tu refuses de manger si tu ne sens pas ma main posée sur toi
et ta peur soudaine met plusieurs jours à disparaître. Tes vieux démons, tes
souffrances anciennes refont vite surface. Le chemin de la vraie sérénité sera
encore long, certains souvenirs ne s’effaceront peut être jamais, mais Lucia,
ma douce lumière de l’aube d’un matin de juin , nous serons toujours près de
toi pour te protéger et te donner tout le bonheur que tu mérites et que tu nous
apportes aussi chaque jour passé ensemble.
JOYEUX ANNIVERSAIRE ma sublime fille d’amour !

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